Activité E: Le web social dans le domaine des communications

L’avènement d’un réseau Internet (Internetworking) à l’usage des communications à distance a fait son apparition pour la première fois au début des années 60. Le système ARPANET et DARPA utilisé par l’armée à ses débuts a depuis énormément évolué avec les avancées technologiques. Il est devenu un réel phénomène social. Employé par des milliards de personnes à travers le monde,  le web 2.0 est devenu un incontournable dans plusieurs domaines, donc celui des communications. Oeuvrant dans ce milieu, je vais donc m’attarder aux répercussions et à l’évolution du web social dans les relations de presses et relations publiques des entreprises. Le web social a trouvé sa place et a changé les façons de faire en communication. Il y est pour rester selon moi, mais continuera d’évoluer. Pour faire mon analyse, je vais aborder le contexte du domaine dans lequel j’évolue, les tendances actuelles ainsi que mes prédictions sur un an, cinq ans et vingt ans.

Histoire et évolution des communications

Les communications remontent à des milliers d’années. Le langage et l’écriture sont les inventions les plus importantes de toutes. À travers le temps, la forme s’est modifiée, mais les raisons de faire sont demeurées relativement les mêmes.

La naissance du langage est plus difficile à retracer vu le manque de preuve physique, mais des dessins tapissent les cavernes préhistoriques et prouvent l’existence d’une certaine forme de communication écrite à cette époque. Une première forme d’écriture primitive a été développée par les Sumériens en 3 200 ans av. J.-C. afin de rédiger les contrats et faire la comptabilité ainsi que les transactions commerciales. L’écriture à l’aide d’un alphabet constitué seulement de consonnes fut recensée en Palestine dans des documents datant de 1500 ans av. J.-C. évalués par des spécialistes. Les Grecs furent les premiers à incorporer les voyelles 700 ans plus tard. À ses débuts, l’alphabet avait pour objectif de permettre les communications à distance, soit entre les royaumes et marchands. Tous ces messages étaient rédigés à la main par des érudits qui étaient parmi les privilégiés à savoir écrire. Les moyens de transport ont eu des répercussions sur la vitesse de transmission des messages. Le système de courrier régulier n’est apparu qu’au 16e siècle.

L’arrivée de l’imprimerie de Gutenberg au 15e siècle aida à la diffusion de masse. L’alphabétisation n’était pas encore complètement répandue et demeurait une minorité, mais elle avait fait une avancée assez significative grâce à la réforme religieuse. Il y avait donc au moins une personne par village qui pouvait lire et partager l’information reçue avec le reste des habitants. Néanmoins, le contrôle de l’information par les gouvernements et la royauté a causé plusieurs controverses au sein de la population. La Révolution française est justement le résultat de cette censure imposée. C’est alors que les Français ont acquis une plus grande liberté de presse et un espace public qui a laissé place à la dénonciation.

Le télégraphe est une autre invention fort importante au niveau des communications. C’était alors la première fois qu’un message (télégramme) pouvait être retransmis en direct à une personne située dans un périmètre éloigné. Il fut grandement utilisé dans la transmission de nouvelles. Cependant, il a engendré une guerre du contrôle de l’information entre les différents journaux qui voulaient tous les nouvelles en premier pour bénéficier de l’exclusivité.

La radio et la télévision ont aussi permis de faciliter l’accessibilité de l’information. Le contenu pouvait alors être présenté en direct au grand public. L’ordinateur a pour sa part amené un outil de présentation fort utile à ses débuts, avec ses fonctions de dactylographie, de mise en forme et d’interconnexion. L’arrivée d’internet a par la suite permis de communiquer grâce aux courriels et réseaux sociaux. Les téléphones intelligents ont à présent des fonctions similaires, mais ont l’avantage d’être plus petits et de se transporter facilement. Leur format et leurs applications permettent une communication n’importe où, à tout moment, soit de manière instantanée.

Plus précisément en relations de presse et en relations publiques, la radio a joué un rôle important avec ses entrevues en direct. Au lieu d’être simplement diffusé dans les journaux le lendemain, il fallait alors se préparer à répondre en direct aux questions des animateurs. La télévision représentait un défi similaire, mais a ajouté la dimension du non verbal. Tous ses éléments sont d’ailleurs travaillés lors d’une séance de pratique avec le relationniste (Q & A : Questions and Answers) avant toute présentation publique. Les médias sociaux et le web social ont pour leur part amené la notion d’instantanéité. Il faut à présent bien répondre, et ce rapidement, dans le moment présent. Cela laisse moins de place à la pratique, il s’agit donc de se préparer à l’avance pour savoir bien gérer une crise lorsqu’elle survient.

Rôle des communications

Certains rôles se sont ajoutés à travers les temps, mais initialement, les communications visent à faire passer un message à un interlocuteur. Il s’agit d’informer les gens sur un sujet donné. L’objectif visé peut être de bâtir, maintenir ou rétablir une réputation, de vendre un produit ou un service (marketing), d’offrir un service à la clientèle adéquat ou encore de gérer une crise.

À travers le temps, l’évolution des technologies a toujours eu un impact fort important en communications. À chaque fois, il s’agit de saisir l’opportunité de rejoindre le plus de gens possible ou de communiquer le plus rapidement avec les groupes concernés. Le web social a justement su s’imposer grâce à son efficacité par rapport à ses deux éléments et a influencé les pratiques utilisées dans le domaine.

Tendances actuelles

Les relations de presse et relations publiques ont pour rôle de représenter une organisation auprès des médias et du grand public. De nos jours, pour réussir à entretenir une bonne image de marque (réputation, branding), une entreprise doit idéalement être présente sur les médias sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Blogue, etc.) afin d’assurer un lien direct avec sa clientèle actuelle et future. Cette présence permet justement d’entrer en contact et discuter directement avec le public pour répondre à leurs questions et s’adapter à leurs besoins. Le web social a d’ailleurs modifié les stratégies communicationnelles et permet une circulation de l’information beaucoup plus rapide grâce au partage qui s’exécute entre les utilisateurs. Les nouvelles sortent souvent dès l’instant où l’événement se produit. Les réseaux sociaux et les téléphones intelligents facilitent justement ce partage instantané. L’être humain veut satisfaire dans le moment immédiat sa curiosité et ses désirs, d’où l’importance de la rapidité du temps de réponse de la part de l’équipe des communications. Les gens sont connectés en permanence afin d’être à l’affût de tout ce qui se passe.

La facilité de l’accès à l’information sur le web est un avantage, mais à la fois une faiblesse. Il est à présent plus facile pour les relationnistes de fabriquer des listes de presse en faisant un peu de recherche sur le web. Le courriel est aussi un moyen fort utilisé dans la diffusion de communiqués et d’échange avec les journalistes. Toutefois, l’infobésité qui fait rage, rend plus difficile de se démarquer par moment, car les nouvelles se perdent parmi toutes les autres. Il faut donc être efficace dans ses communications afin de tenter de tirer profit de sa présence sur le web.

Impact des blogues dans les stratégies communicationnels

L’avènement des blogues a changé certaines pratiques dans le milieu. Comme mentionné dans le cours INF6107 Le web social, les cybercarnets constituent un des véhicules les plus importants du web social. Ils créent la réalité et jouent un nouveau rôle dans la gestion de l’information. C’est pourquoi ils sont de plus en plus visés dans les diffusions médiatiques qui ne touchent plus simplement les médias traditionnels. De plus, certains ont des lectorats suffisamment importants pour devenir ambassadeurs de certaines marques. Le recours à un porte-parole a souvent été utilisé par les agences, mais concernait auparavant seulement les personnalités publiques d’influence. À présent, les blogueurs sont considérés comme des autorités cognitives assez importantes pour remplir ce rôle. Des outils sont d’ailleurs disponibles pour faire l’évaluation de la réputation et la notoriété de chacun des blogueurs. Klout est un des programmes utilisés dans le milieu. Il évalue l’influence par rapport au nombre de visiteurs et aux activités de ceux-ci sur les divers réseaux sociaux. Le tout est quantifié sur 100 et offre un indice de comparaison entre les différents blogueurs.

Les blogues ont gagné en popularité grâce à leur plateforme de lieu d’échange et de source d’information perçue comme valide par les internautes. Ils favorisent le côté participatif qui attire le public qui se sent impliqué. Les entreprises ont justement avantage à profiter de cet atout pour laisser transparaître qu’elles sont à l’écoute des usagers. De plus, en choisissant adéquatement les blogueurs affiliés, ils peuvent bénéficier de la crédibilité et la confiance que les internautes accordent aux carnetiers.

Gestion de crise à l’ère des médias sociaux

La gestion de crise est un autre aspect important qui a vu ses pratiques changer avec les nouvelles avancées technologiques. Comme mentionné plus haut, il faut savoir faire preuve de rapidité et être fin prêt pour répondre aux questions à tout moment. Il faut être bien articulé et contrôler son langage non verbal puisque tout est analysé au peigne fin par le grand public. Les gens étant constamment connectés sur les médias sociaux, par l’intermédiaire de leur ordinateur, de leur tablette numérique ou de leur téléphone intelligent, les nouvelles circulent à une vitesse rocambolesque tout comme les scandales. Pour éviter une propagation massive et une crise importante, les entreprises se doivent de répliquer le plus rapidement possible pour calmer les dires.

Auparavant, les équipes avaient au moins quelques heures pour pratiquer et formuler les messages-clés avant d’aller en onde ou diffuser un communiqué. Toutefois, l’instantanéité du web social ne permet plus ce luxe. Il faut donc à présent être prêt avant même que la crise n’arrive et idéalement la prévenir. Il est donc fortement conseillé aux entreprises d’organiser des formations et mises à jour pour toute l’équipe, ainsi que décerner les rôles que chacun doit remplir en temps de crise. Bref, il faut s’assurer que tous les employés soient prêts à réagir rapidement pour éviter le pire. Une mauvaise gestion peut faire énormément de dommage à l’image de marque et la réputation.

Apparition des gestionnaires de communauté

L’importance d’être sur les médias sociaux est de plus en plus remarquée. Les entreprises se doivent d’y être pour se rapprocher de leur clientèle ainsi que démontrer leur côté humain et à l’écoute de ceux-ci pour se démarquer des compétiteurs. Elles démontrent ainsi du réalisme et peuvent incarner les nouvelles qu’elles diffusent en ajoutant parfois leur point de vue. Toutefois, si le tout n’est pas exécuté de la bonne manière, la présence sur le web social peut faire plus de tort que de bien. C’est pourquoi,  une nouvelle profession est apparue dans les dernières années, celle du gestionnaire de communauté.

Ces spécialistes des médias sociaux sont souvent issus d’entreprises externes, mais les grandes entreprises commencent tranquillement à avoir leur propre département au sein de celui des communications. Leur rôle est très important, car en plus de répondre aux internautes et fournir un service à la clientèle efficace, ils sont parmi les intervenants les plus présents lors des gestions de crise.

Ils s’engagent dans les conversations avec les usagers, s’assurent que le contenu diffusé est bien émis et sont à l’écoute des commentaires des internautes. Pour maximiser leurs interventions, ils se doivent d’être transparents et honnêtes dans leurs correspondances afin de rejoindre leur public et capter leur attention. Ils font une surveillance constante de ce qui se dit sur la compagnie à travers les réseaux sociaux et tentent de garder le contrôle sur le contenu qui circule à l’instar de celle-ci. S’ils répondent assez vite et emploi les bons termes, ils peuvent accroître la visibilité ainsi que la réputation d’une marque, et même réussir à éviter un scandale.

Communication bidirectionnelle

Les communications ne sont plus à sens unique. Les gens peuvent à présent partager leur opinion sur les médias sociaux, les blogues, les forums ou sections réservées aux commentaires. Les communicateurs doivent alors écouter et s’adapter à ceux-ci pour bien faire passer les messages clés désirés et entretenir l’image de marque souhaitée.

Bien déployée, une stratégie communicationnelle peut avoir un impact positif et une grande portée. Cependant, plusieurs circonstances jouent dans la balance. L’importance de la nouvelle, l’intérêt du public et la nouveauté du sujet ne sont que quelques-unes d’entre elles. Les barrières économiques et technologiques se font de plus en plus rares et ne représentent plus un obstacle au désir de communiquer une information de niche.

Prédictions

Un (1) an

Sur un an, je crois qu’il y aura seulement une amplification des pratiques actuelles. Nous verrons fort probablement de plus en plus de blogueurs ambassadeurs de marque puisqu’ils apportent relativement une bonne visibilité et ce, à coût moindre. La conférence se fait de plus en plus rare et disparaîtra dans plusieurs domaines selon moi. Elle coûte trop cher et comme les médias ont de moins en moins de temps, très peu se déplacent pour y assister.

Le Globe and Mail a rapporté  en avril que le Securities and Exchange Commission (SEC) aux États-Unis a finalement autorisé la pratique de mise en ligne de l’information pertinente par rapport aux compagnies sur les marchés boursiers afin d’atteindre leurs investisseurs. Les entreprises peuvent à présent diffuser leurs nouvelles sur les plateformes Twitter, Facebook et LinkedIn. Cependant, la récente attaque du 23 avril dernier sur le compte Twitter officiel du Associated Press ainsi que les autres cas de comptes “hackés” engendrent de nouvelles discussions sur la nécessité d’instaurer une réglementation à travers les réseaux sociaux. Une telle réglementation prendra du temps avant d’être adoptée, mais les questionnements de sécurité viendront certainement teinter les communications des entreprises sur les réseaux sociaux. Pour ces raisons, je crois que des mesures de sécurité plus importantes seront prises telles que des vérifications des antécédents plus poussés et des tentatives de protection plus élevée des comptes utilisés.

Une autre nouveauté à surveiller cette année est celle des lunettes Google. Cette nouvelle invention est définitivement à surveiller, mais je ne crois pas qu’elle va éclore dans la prochaine année. Si elle réussit à s’implanter, ce sera à plus long terme.

Cinq (5) ans

Dans cinq ans, il est plus probable que les lunettes Google aient fait leur place sur le marché. Des rumeurs courent qu’Apple et Microsoft sont en train de développer leur propre prototype, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite. Les fonctions actuelles des lunettes Google sont l’enregistrement de vidéo, l’exécution de recherches et l’accès à une multitude d’informations tel que la température et la consultation des courriels. Google annonce déjà qu’une fonction sur la lunette devrait dans quelques années permettre de trouver ses amis parmi une foule. C’est donc dire que la lunette sera éventuellement capable de reconnaitre les visages de chacun et apte à retracer l’information disponible à leur sujet sur le web. Cette avancée technologique viendrait changer les relations interpersonnelles. Si la lunette réussit à faire de même avec les logos d’entreprise, il faudra que les représentants et dirigeants connaissent de A à Z le passé de la compagnie. En étant conscients des informations disponibles sur l’organisation, ils pourront se préparer adéquatement et se défendre contre toute menace ou resurgissement d’un scandale.

Toutefois, un problème d’éthique semble déjà retentir de cette nouvelle technologie qui fait à peine son entrée sur le marché, soit la possibilité de filmer les gens n’importe quand sans qu’il ne le sache. Plusieurs semblent opposés à cette pratique. Un club de danseuses et un bar ont déjà banni le port de ces lunettes. Il ne reste plus qu’à voir comment les gens s’adapteront et si le phénomène sera accepté comme les réseaux sociaux.

Un autre phénomène qui commence à gagner en popularité est Google Hangout. Cette nouvelle application de Google permet aux gens d’avoir une vidéo conférence avec jusqu’à 9 personnes. Facebook et Twitter permettent les discussions, mais sans aucun contact visuel ou du moins pas avec autant de gens. Est-ce que l’arrivée de Google Hangout démontre un désir de revenir au contact plus humain malgré la distance ? Les conférences pourraient alors réapparaître et être présentées en vidéo conférence avec les médias.

Vingt (20) ans

Il est très difficile de prédire l’évolution du web social au niveau des communications. Qui aurait pu annoncer en 1990 l’arrivée des médias sociaux? L’internet venait à peine de faire son entrée sur le marché. Ses fonctions étaient rudimentaires et la vitesse de navigation était très lente comparé à notre haute vitesse d’aujourd’hui. Même les spécialistes ne semblaient pas en mesure de voir aussi loin dans le futur.

Chaque nouvelle technologie apporte son lot de changement et oblige les professionnels des communications à s’adapter. Ils se doivent d’être à l’affût des nouveautés pour demeurer sur le dessus et rejoindre les groupes visés en captivant leur attention aux bons endroits et bons moments.

Une chose est certaine, les nouveaux professionnels sur le marché seront nés avec le web 2.0 et les médias sociaux. L’identité en ligne de ses dénommés « digital natives » sera bien définie et leur aisance à les utiliser apportera une nouvelle dimension aux communications. Est-ce qu’ils sauront trouver des moyens de se protéger et limiter l’accès à l’information ?

Autre supposition qui m’intrigue, est le marketing sensoriel, soit l’utilisation des sens. Plusieurs spécialistes disent que plus les sens sont sollicités, plus les gens ont tendance à adhérer au message. Y aurait-il une possibilité que dans 20 ans nous soyons capables de diffuser un message auditif et visuel, accompagné d’odeurs ou de sensation de toucher ? Est-ce que les ordinateurs du futur pourront faire ainsi ? L’hologramme a commencé à faire son entrée dans le domaine du spectacle, mais saura-t-il s’installer dans le milieu des communications ? Les gens auraient alors l’impression de vivre l’expérience réelle sans vraiment être sur place.

Conclusion

Bref, comme mentionné auparavant, il est difficile de prédire l’avenir en communication vu la vitesse à laquelle le web évolue. L’impact des nouvelles technologies et découvertes dans le domaine sont responsables de cette imprévisibilité. Toutefois, je crois que nous assistons à une continuité dans ce domaine puisque les rôles et buts demeurent les mêmes. Seuls les moyens et techniques changent pour arriver à des fins similaires.

André Mondoux mentionne dans son livre, Histoire sociale des technologies numériques, de 1945 à nos jours que Steve Jobs percevait les technologies comme étant une extension de l’homme et un outil pour maximiser l’efficacité de son travail. À présent, il ne suffit plus qu’à découvrir comment le web et les technologies pourront nous amener encore plus loin. Les spécialistes arrivent toujours à inventer quelque chose dont nous n’aurions jamais cru avoir besoin. Nous adoptons plusieurs d’entre elles et avons à présent des outils dont nous aurions de la misère à nous passer. Quelle sera la prochaine étape ? Seul l’avenir nous le dira !

 

Activité B

Les composantes de mon initiative et leurs liens 

J’ai récemment recommencé à m’entraîner et j’ai énormément de plaisir à le faire. Un de mes entraineurs m’inspire énormément et m’a demandé de l’aider à l’organisation d’un événement sportif en octobre prochain. Ayant travaillé dans le domaine de la santé par le passé, je connais l’importance de l’entraînement sur la santé physique et mentale et c’est pourquoi j’ai voulu m’impliquer. Pour faire la promotion de l’événement, j’ai proposé de faire un blogue, initiative qui tombait à point avec le cours. Toutefois, la nature un peu plus professionnelle du blogue ainsi que la multitude d’intervenants est venue compliquer un peu mes démarches. De plus, le but premier du blogue a un peu changé. Il est à présent dédié aux conseils de Suaad Ghadban et en second lieu à la compétition de fitness qui se tiendra à l’automne. Malgré les difficultés rencontrées, j’ai énormément appris et ça m’a donné un aperçu de la réalité professionnelle.

Plusieurs blogues existent sur l’exercice physique, mais je trouve que plusieurs manquent d’exemples, de vidéo ou d’explications claires. C’est justement ce que nous avons tenté de faire. Nous nous sommes inspirées de plusieurs sites professionnels et de blogue pour créer le sien. Son expérience professionnelle, sa personnalité, sa passion et ses multiples certifications font d’elle une personne qui a beaucoup de choses pertinentes à partager sur les saines habitudes de vie !

Les activités menées

Nous avons mis énormément d’articles dès les débuts du blogue à la demande de Suaad Ghadban. Puisque nous avions plusieurs catégories à faire découvrir aux gens, nous voulions donner aux internautes un premier aperçu de ce qu’ils allaient retrouvés dans chacune d’entre elles.

Pour inciter les gens à venir consulter notre blogue, nous avons fait de la promotion sur les médias sociaux tels que Facebook, Twitter et Instagram. Sur les deux premiers nous avons écrit de petits textes concernant le contenu disponible avec un lien direct vers le blogue alors que pour instagram, nous avons plutôt misé à mettre l’emphase sur l’implication de Suaad auprès de ses clients, dont des vedettes québécoises et des athlètes olympiques pour faire-valoir sa notoriété dans le domaine.

Nous avons aussi alimenté la chaîne sur YouTube de Suaad Ghadban qui était inactive depuis quelques années. Nous avons mis en ligne plusieurs vidéos fitness qu’elle a réalisées par le passé et qui se trouvent sur le blogue. Nous allons continuer d’ajouter les nouvelles productions que nous réaliserons d’ici l’événement d’octobre.

J’ai aussi contacté récemment des blogueurs pour tenter de faire un échange de visibilité sur nos blogues respectifs. Toutefois, j’attends toujours une réponse de leur part.

Finalement, j’ai écrit à des centres d’entraînement ainsi qu’à certaines écoles secondaires de la région de Montréal pour faire la promotion de notre blogue. Ce fut un essai puisqu’on est conscient que les gyms veulent garder leur clientèle exclusive, mais ils sont les groupes visés pour notre compétition amicale d’octobre. Pour ce qui est des écoles, nous avons pensé aux jeunes qui l’été ne pensent pas toujours bouger. Nous présentons justement des exercices relativement simples et rapides à faire pour se garder en forme (ex. Minute Moves et routine de 5 minutes).

Analyse des résultats

Au total du 15 avril au 15 mai 2013, nous avons eu 347 visites dont 119 visiteurs uniques (32,3% de nouveaux visiteurs vs. 67,7% de visiteurs qui reviennent). Nos différentes pages réunies ont été consultées en tout et partout plus de 2019 fois. Les visiteurs sont demeurés en moyenne 8 :03 minutes sur le blogue et ont consulté plus de 5 pages par visite (moyenne de 5,82 pages/visite).

Voici une répartition plus précise des données obtenues grâce à Google Analytics:

Graphique du nombre de visites total par jour

CourbeFréquentation

Comme nous pouvons voir, il y a des sommets de visites les 16 avril, 22 avril, 7 mai, 13 mai et 14 mai 2013. La première date coïncide avec la date officielle de la mise en ligne du blogue le 15 avril. Par la suite, les sommets semblent fortement liés avec la promotion faite sur les médias sociaux.

Pays de provenance des consultations du blogue

PaysProvenanceFINAL

Élément peu surprenant, la grande majorité des visiteurs proviennent du Canada. Les visites provenant de l’international peuvent s’expliquer par le fait que nous avons des amis et de la famille à travers le monde avec qui nous entrons plus facilement en contact par Facebook et les autres réseaux sociaux. Le blogue étant majoritairement en anglais peut aussi expliquer la facilité d’accès pour la population mondiale.

Top 10 des pages les plus visitées

PagesVues

Pour le projet, nous avons acheté un nom de domaine. Néanmoins, d’une manière que je ne comprends pas encore, sur chacune des pages, c’est toujours l’adresse URL initiale qui apparaît, soit suaadfitness.com. Pour cette raison, les titres que vous voyez apparaître ici sont les URL qui suivent le nom de notre hébergeur. Workinplay était notre nom initial. Sans surprise, la page la plus populaire fut la page d’accueil puisque comme expliqué, il constitue le seul URL visible, rendant difficile la promotion d’un article en particulier. Par la suite, on peut voir l’évolution de la navigation des visiteurs puisque ce sont les autres pages et catégories qui enregistrent le plus visite, suivi des articles.

Référents

Pour ce qui est de la provenance des visiteurs, étrangement le tableau ne semble pas avoir fonctionné. J’ai dû oublier une étape au début! Cependant, je soupçonne que Facebook fut notre référent le plus important puisque nous avons toutes les deux plus de contact sur ce réseau. Twitter fut probablement la seconde source la plus concluante. La coïncidence avec le graphique des visites totales correspond aux démarches de promotion entreprises sur ses deux réseaux sociaux. Nous n’avons pas tant de vue sur YouTube pour le moment, ce qui le place dans les dernières sources. Je serais toutefois curieuse de voir le résultat de mes contacts avec les écoles et centre d’entraînement de la région de Montréal puisque je n’ai reçu aucune réponse de leur part jusqu’à présent.

Conclusion

En conclusion, je suis contente des résultats. Il est vrai que nous avons eu une période plus tranquille du 22 avril au 6 mai puisque nous avons mis moins de contenu en ligne, mais les gens démontrent toujours un intérêt qui semble grandir tranquillement. Les internautes continuent d’aller voir le blogue lorsque nous faisons la promotion en ligne et demeurent en moyenne plus de 8 minutes sur celui-ci, ce qui démontre j’ose espérer, un intérêt pour le sujet. Il est certain que la notoriété de Suaad Ghadban et ses nombreux contacts nous aident à faire la promotion du blogue. Il faudra toutefois continuer les efforts pour en faire un incontournable de l’entraînement à domicile et faire en sorte que les intéressés y retournent par eux-mêmes quotidiennement.

L’infobésité : phénomène de surcharge informationnelle grandissant!

4276724894_eaa249412bLa démocratisation du web social est une bonne chose, mais elle a engendré à la fois l’infobésité. Ce phénomène d’abondance d’information n’était pas si négatif au début, mais il prend de l’ampleur plus les médias sociaux deviennent populaires et plus le web social est accessible à tous.

Tout le monde peut à présent créer son propre contenu et rédiger sur les sujets qui les intéressent. Cependant, puisque plusieurs internautes font de même, la durée de vie réelle des « nouveautés » est réduite par la venue d’autres articles plus récents. Les gens sont alors ensevelis sous une multitude de sources d’informations. Lorsque vient le temps de faire des recherches, les utilisateurs prennent l’information qui leur semble la plus crédible, mais ne peuvent tout lire sur le sujet.

Cette abondance fait naître chez plusieurs des angoisses qui les font se sentir inaptes à suivre le flot d’information continu. Les médias ressentent cette même pression puisqu’ils se doivent toujours d’être les premiers à sortir l’information, idéalement en exclusivité. Néanmoins, pour réussir à faire de même, ils n’ont plus autant de temps pour vérifier toutes les informations recueillies ce qui occasionne par moment des erreurs.

Les réseaux sociaux ont le même problème. L’information y circule très vite, dont l’actualité vécue en direct par des abonnés ainsi que les rumeurs qui sont parfois erronées. De plus, ayant plusieurs contacts sur les réseaux sociaux, nous sommes exposés à diverses opinions qui reflètent dans le partage et l’assimilation de l’information auxquelles nous sommes exposés.

Au final, il est plus difficile de cibler l’essentiel dû à la surcharge informationnelle. Il s’agit toujours des événements et des émotions du moment présent, ce qui a renforcé le critère d’instantanéité dans le partage d’information et la prise de décision. Si on n’arrive pas à suivre de manière continue, on se sent perdu. Pour nous aider, nous avons recours à des agrégateurs de nouvelles, mais encore faut-il savoir cibler les bonnes sources et ne pas se laisser influencer par les bruits ambiants. Le web social ne cesse d’évoluer et l’infobésité ne cesse de prendre de l’expansion, mais trouverons-nous une manière de ralentir ou contrer ce phénomène ?

Un pas de plus vers la démocratisation du web social

Capture-d’écran-2012-05-02-à-23.10.35-408x300Le web a énormément évolué depuis ses débuts. Il est à présent qualifié de social ainsi que participatif vu les possibilités de partage et d’implication des utilisateurs. On assiste de plus en plus à la démocratisation des technologies puisque chacun y a accès et peut se prononcer.

Les premières versions étaient conçues pour permettre des échanges de données entre les universités ainsi que les divers départements de l’armée. Une fois l’internet commercialisé auprès du grand public, ils n’ont pas eu le choix d’adapter leur système pour permettre à une vaste population d’échanger et de partager entre paires, d’où la naissance graduelle des médias sociaux. Comme le dit si bien Ronan Boussicaud sur le blogue La Psyché du web social« le trafic amène le bouche à oreille, et la recommandation sociale conduit à la démocratisation du média. » Tous peuvent à présent donner leur opinion et approuver ou non les contenus qui les entourent, et ce, de manière publique ou privée dépendamment des sites. Les utilisateurs sont pris en compte dans certaines décisions des organisations puisque chaque vote compte.  C’est alors que de nouveaux espaces de discussions et d’affrontement se sont ouverts.

De plus, tous ses utilisateurs peuvent à présent créer leur propre contenu. Patrice Lamothe du blogue Cratyle rapportait en 2009 un « déséquilibre entre création démocratique et accès centralisé ». À ses yeux, l’accès au contenu était guidé par les moteurs de recherche et non les internautes. Il critiquait la facilité de créer le contenu, mais la difficulté d’y accéder. Je crois par contre que les choses ont changé et qu’on peut démentir cette observation en 2013 ! Nos intérêts sont de plus en plus pris en compte dans les choix de page affichés puisque les cookies qui nous suivent lors de notre navigation enregistrent nos préférences. Ils orientent les publicités auxquelles nous sommes exposées et modifient les résultats de recherche obtenus. De plus, les outils utilisés se sont grandement améliorés en 4 ans.

Toutefois, que fait-on des gens qui n’ont pas accès à internet ? Que fait-on de ces voix  non entendues dans les pays en voie de développement où l’accès est restreint ? Pouvons-nous encore qualifier le tout de démocratique et égalitaire si seulement les plus fortunés ont accès au web ?

Bref, le web participatif évolue rapidement et donne effectivement une voix à chacun. Nous avons à présent la possibilité d’être des acteurs plutôt que de simples spectateurs. Cependant,  il reste encore du travail à faire pour donner une chance égale à tous les citoyens d’accéder à cette plateforme et d’exprimer leur opinion.

Le début des hackers… pas si criminel que ça !

earlyapple-7Nous avons souvent cette image négative des hackers, mais en réalité ils sont plutôt de curieux intellectuels qui tentent d’assembler et faire fonctionner des choses en trouvant les failles du système. Le terme employé par les hackers eux-mêmes pour décrire ceux qui s’emparent des systèmes informatiques pour commettre des dommages à autrui est plutôt cracker. Mais j’en suis venue à me demander comment le mouvement des hackers a débuté et pourquoi les gens ont une vision aussi péjorative de ces soi-disant  criminels? Le livre d’André Mondoux intitulé Histoire sociale des technologies numériques : de 1945 à nos jours, m’a aidé à résoudre le mystère.

La première manifestation des hackers s’est fait sur un téléphone dans les années 1950. Par hasard, des gens ont découvert que la fréquence émise par un sifflet offert dans les céréales Captain Crunch était parfaite pour leur permettre de faire des appels interurbains gratuitement. C’est alors que le BlueBox fut conçu pour reproduire les effets du sifflet et s’accaparer des commandes téléphoniques sans frais.

Par la suite est apparu un phénomène similaire avec les ordinateurs. Inventé au départ pour l’armée ainsi que les universités, les plateformes informatiques, ancêtre de l’Internet, servaient de moyen de communications et de transfert de données entre les divers établissements à travers le pays. Alors que l’ordinateur central prenait de plus en plus d’ampleur et gagnait en popularité, « l’internet » fut commercialisé. Un groupe d’étudiant s’est alors manifesté afin de revendiquer la gratuité de l’accès à l’information ainsi que celui aux ordinateurs, et ce, de manière illimitée. Plusieurs groupes qualifiés d’hackers sont par la suite apparus, dont le Homebrew Computer Club auquel Steve Jobs, Steve Wozniak et Bill Gates ont participé. Dans une optique de démocratisation, ces intellectuels qui fabriquaient leur propre ordinateur ont mis sur pied divers programmes et créés l’ordinateur personnel. À leurs yeux, cet outil était une manière d’augmenter la productivité individuelle et comportait une multitude de possibilités à découvrir.

Les hackers n’ont eu que de bonnes intentions depuis le début. Ils défendaient le droit à l’information et l’accès aux technologies pour tous. Toutefois, ce qui a effrayé les gens fut leur habileté à manipuler le système pour le transformer. C’est dans les années 80-90 que le gouvernement ainsi que les banques commencèrent à réaliser des transactions importantes par l’intermédiaire de ses réseaux. Ils craignent alors le vol et la révélation d’informations secrètes. Les gens perçoivent donc les hackers comme une menace au système.

En conclusion, la méconnaissance des limites du système informatique et de l’internet en effraye plusieurs. La menace est toujours présente avec les crackers, mais il faut les différencier des hackers dont les intentions étaient initialement positives. Ils se sont battus pour l’accessibilité du web ainsi que des ordinateurs et ont su faire avancer la technologie pour le grand public plutôt que d’abuser des utilisateurs comme le font les crackers.

«Personal branding» et médias sociaux

Personal-BrandBien utilisé, le web social peut apporter énormément à l’internaute, dont des outils pour se vendre auprès du grand public. Il a facilité le phénomène du « personal branding ». Les plateformes sociales nous permettent justement d’atteindre un nouveau niveau de visibilité et d’aller plus loin dans nos démarches de promotion personnelle, et ce, sans avoir recours à des professionnels. Il suffit de poser les bonnes actions et de réfléchir avant d’agir afin de suivre une ligne directrice et avoir une stratégie définie. La réputation et l’influence sont deux facteurs qui aident à faire la promotion en ligne, et idéalement, il faut faire preuve d’authenticité et de transparence dans les communications pour avoir de bons résultats.

Voici des astuces pour s’y prendre efficacement :

  1. Trouvez votre marque de commerce personnelle : il faut  définir notre objectif premier, connaître ce qui nous démarque des autres et se baser sur une passion. Pour se faire, il faut réfléchir et faire de la recherche pour décider ce qu’on veut mettre de l’avant comme caractéristique ainsi que cibler ce que l’on veut que les gens perçoivent de nous.
  2. Créer votre marque : plusieurs éléments peuvent être utilisés pour arriver à créer et promouvoir sa marque personnelle dont un blogue, un compte LinkedIn, Facebook, Twitter ainsi qu’une adresse courriel.
  3. Communiquer sa marque : Maintenant que tous les outils sont en place, il s’agit de faire la promotion ainsi que bien utiliser les plateformes afin d’aller se chercher un public et de partager l’information disponible sur ses projets et soi-même.

Bref, le web social et les médias sociaux nous offrent plusieurs plateformes utiles pour se propulser sur le marché du travail. Il ne s’agit que d’en profiter et savoir les utiliser convenablement à notre avantage.

Usurpation d’identité pour un sentiment d’appartenance rêvé?

facebookyouEn rédigeant mon billet sur le vol d’identité, je ne savais pas que nous allions en parler au module 6. Je crois que les exemples d’usurpation d’identité donnés dans le cadre du cours sont moins dangereux. Dans le cas de Bixi, il s’agissait d’une stratégie marketing où l’entreprise avait instigué le processus de création alors que pour la jeune fille qui a créé un faux compte pour « Yasmin », il s’agissait plutôt d’un acte de jalousie. Mais cette jalousie provenait d’où? Elle n’avait pourtant jamais rencontré Yasmin?

Grâce aux médias sociaux, les gens peuvent se donner l’identité qu’ils désirent et paraître comme ils le veulent. Ils mettent l’emphase sur les bons coups qu’ils font et généralement, parlent peu des événements négatifs qui les concernent pour obtenir l’attention de leurs pairs. Dans l’histoire « Yasmin »,  je crois que la jeune fille qui a volé son identité avait pour rêve de vivre la vie de Yasmin. Elle voulait avoir le sentiment d’appartenir au groupe des gens populaires de l’école et Yasmin semblait le modèle parfait.

Bref, je pense qu’il faut faire attention à la pression que certains peuvent s’imposer pour appartenir à un groupe donné. Le cas de Yasmin n’est sûrement pas le seul. On entend souvent parler des gens qui se créer une double identité sur les sites de rencontres ou encore les réseaux sociaux afin de ressembler à ceux qu’ils idolâtrent. Ils espèrent ainsi sortir de leur routine et croient qu’ils trouveront le bonheur. Croyez-vous que c’est le cas s’ils vivent sous une fausse identité?